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Guide9 avril 2026·9 min de lecture

CGV Auto-Entrepreneur : Guide Complet et Modèle (2026)

Vous cherchez un modèle de CGV gratuitpour votre micro-entreprise ? Avant de copier un document trouvé sur internet, il faut comprendre une chose : de bonnes CGV ne sont pas un simple formalisme. Elles encadrent vos prix, vos modalités de paiement, vos délais, vos obligations et celles de votre client. Pour un auto-entrepreneur, c'est souvent le texte qui évite les litiges les plus coûteux.

1. Les CGV sont-elles obligatoires pour un auto-entrepreneur ?

La réponse courte est : oui dans de nombreux cas, mais pas de la même façon selon vos clients. C'est le point que beaucoup de recherches sur "CGV freelance obligatoire" simplifient à l'excès.

Si vous vendez à des consommateurs, vos CGV s'inscrivent dans vos obligations d'information précontractuelle. En pratique, si vous vendez en ligne, proposez des prestations à des particuliers ou encaissez des commandes à distance, vous avez tout intérêt à disposer de CGV claires, accessibles et acceptées avant la commande. Sans cela, vous prenez un risque sur la validité de certaines clauses et sur la preuve de l'accord du client.

Si vous travaillez uniquement en B2B, la situation est plus nuancée. Les CGV ne sont pas une formalité universelle imposée à chaque micro-entrepreneur dans tous les cas. En revanche, lorsqu'elles existent, elles servent de base à la relation commerciale et doivent pouvoir être communiquées à l'acheteur professionnel qui les demande. Pour un freelance, cela signifie qu'elles restent très fortement recommandées, même si vous complétez ensuite avec un devis ou un contrat sur mesure.

Bon réflexe : si vous vendez à des particuliers, considérez les CGV comme indispensables. Si vous vendez à des professionnels, considérez-les comme votre socle commercial de base, à articuler avec vos devis et contrats.

En pratique, l'absence de CGV bien rédigées crée toujours les mêmes problèmes : litige sur le périmètre, délai de paiement flou, annulation non encadrée, absence de règles sur les remboursements ou les retards. Le vrai sujet n'est donc pas seulement "suis-je obligé ?", mais "comment éviter une relation commerciale mal bordée ?"

2. Que doivent contenir vos CGV ?

Un bon document de conditions générales de vente modèle ne se limite pas à trois paragraphes standard. Il doit reprendre les informations qui structurent la vente et protéger votre activité. Voici les blocs essentiels à prévoir.

Côté Code de la consommation, l'idée est simple : un particulier doit savoir clairement à qui il achète, ce qu'il achète, à quel prix, dans quel délai, avec quelles garanties, selon quelles modalités de paiement et dans quelles conditions il peut se rétracter ou formuler une réclamation.

Côté Code de commerce, en B2B, vos CGV doivent surtout cadrer vos conditions de vente, votre politique de prix ou de remises lorsqu'elle existe, et vos conditions de règlement. Pour un indépendant, cela se traduit très concrètement par un document qui sécurise la commande et réduit les discussions inutiles au moment de la facturation.

Identification du vendeur

Votre nom ou dénomination commerciale, adresse, email, numéro SIRET, statut de micro-entrepreneur et, selon votre activité, les informations d'immatriculation utiles.

Description précise de l'offre

Caractéristiques essentielles du produit ou de la prestation, périmètre, livrables, limites de mission, conditions d'exécution et éventuels prérequis côté client.

Prix et modalités de paiement

Prix HT ou TTC selon votre clientèle, acompte, échéancier, moyens de paiement acceptés, date d'exigibilité, pénalités de retard et indemnité forfaitaire de recouvrement en B2B.

Livraison, exécution et délais

Date ou délai de livraison, modalités de remise des livrables, procédure de recette, gestion des retards et conséquences d'une absence de coopération du client.

Annulation, rétractation, remboursement

Droit de rétractation lorsqu'il s'applique en B2C, exceptions utiles, frais éventuels, règles d'annulation de mission et conditions de remboursement.

Garanties, responsabilité et médiation

Garanties légales pour les ventes de biens, limites de responsabilité proportionnées, procédure de réclamation et, si vous vendez à des consommateurs, informations sur le recours à un médiateur de la consommation.

À cela s'ajoutent des clauses très utiles mais souvent oubliées : propriété intellectuelle, confidentialité, force majeure, suspension pour non-paiement, réserve de propriété pour les produits, droit applicable et tribunal compétent.

L'enjeu n'est pas de tout mettre, mais de mettre ce qui correspond à votre activité. Des CGV pour un graphiste indépendant, un coach en ligne et un e-commerçant ne doivent pas se ressembler mot pour mot.

3. CGV pour prestation de services vs vente de produits : quelles différences ?

C'est l'erreur la plus classique dans un modèle CGV gratuit téléchargé à la va-vite : utiliser un texte prévu pour la vente de produits alors que vous facturez en réalité une mission de service. Or les risques ne sont pas les mêmes.

Si vous vendez des prestations de services

  • Définissez précisément la mission et ce qui n'est pas inclus.
  • Prévoyez les délais, jalons, validations et révisions.
  • Encadrez la collaboration du client et ses retards.
  • Précisez les conditions de résiliation et de paiement des travaux déjà réalisés.
  • Traitez la propriété intellectuelle sur les livrables.

Si vous vendez des produits

  • Détaillez la commande, la disponibilité et la livraison.
  • Expliquez les frais, retours, échanges et remboursements.
  • Intégrez les garanties légales applicables aux biens.
  • Ajoutez si besoin une clause de réserve de propriété.
  • Précisez le transfert des risques et la gestion des colis endommagés.

Pour certains auto-entrepreneurs, la frontière est mixte. Un photographe peut vendre une prestation de prise de vue et des tirages. Un formateur peut vendre une session d'accompagnement et des supports numériques. Dans ce cas, vos CGV doivent couvrir les deux dimensions au lieu d'empiler des clauses contradictoires.

Règle simple :vos CGV doivent suivre le parcours réel du client, depuis la commande jusqu'à la livraison ou la fin de mission. Si une clause ne correspond a aucune étape concrète de votre activité, elle est probablement inutile ou mal adaptée.

4. Les erreurs fréquentes à éviter

  • Copier un modèle généralistesans l'adapter à votre activité, votre clientèle et votre mode de vente.
  • Mélanger B2B et B2C dans un même document, avec des clauses incompatibles ou incomplètes.
  • Oublier les délais de paiement, les pénalités de retard ou les règles de remboursement.
  • Ne pas organiser l'acceptation des CGV : case à cocher, signature du devis, validation du bon de commande ou mention expresse sur la facture.
  • Rédiger des clauses abusives ou inapplicables, par exemple une exclusion totale de responsabilité ou l'interdiction absolue de toute annulation.
  • Ne jamais mettre à jour vos CGV alors que votre offre, vos prix ou vos canaux de vente ont changé.

Une bonne pratique consiste à relire vos CGV comme un client : est-ce que je comprends comment commander, payer, annuler, contester ou demander un remboursement ? Si la réponse est non, votre texte doit être simplifié ou complété.

5. Comment créer des CGV adaptées à votre activité

Pour rédiger des CGV solides, partez de votre activité réelle et non d'un document type trouvé sur un forum. Posez-vous cinq questions simples :

  1. Qui sont vos clients : particuliers, professionnels, ou les deux ?
  2. Vendez-vous une prestation, un produit, ou un mix des deux ?
  3. Comment la commande est-elle passée et acceptée ?
  4. Quelles sont les vraies sources de litige dans votre activité ?
  5. Quelles clauses doivent être visibles avant tout encaissement ?

Ensuite, articulez vos documents. Les CGV fixent le cadre général. Le devis précise la mission ou la commande. Le contrat détaille les cas plus sensibles : confidentialité, cession de droits, non-sollicitation, maintenance, sous-traitance. Cette logique est particulièrement utile si vous êtes freelance.

Enfin, privilégiez un texte lisible. Les CGV les plus efficaces ne sont pas les plus longues ; ce sont celles qu'un client comprend, accepte et que vous êtes capable d'appliquer concrètement. Un bon modèle doit vous faire gagner du temps, pas vous exposer avec des formulations que vous ne maîtrisez pas.

Besoin d'un modèle vraiment adapté ?

Si vous voulez des CGV cohérentes avec votre activité, votre type de clients et votre mode de vente, le plus sûr reste de partir d'un questionnaire guidé plutôt que d'un copier-coller.

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